Citrik Drop #9 : Le goodie n’est pas mort. Le goodie sans idée, oui.
Un épisode podcast, 11 minutes de vitamine digitale, à consommer sans modération.
A quoi sert encore un goodie quand tout peut se commander en trois clics ? | Ludovic Fasola & Michel Abetel — JOK’PUB, Vernayaz
Un stylo avec un logo, ça peut être un objet inutile. Ou ça peut devenir le petit truc qu’on garde, qu’on utilise, et qui rappelle une marque au bon moment.
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Résumé express
Chez JOK’PUB, le goodie n’est pas juste “un truc avec un logo”.
C’est un objet pensé pour une entreprise, un client, un événement, une intention. Un objet qui peut créer du lien, prolonger une rencontre, laisser une trace.
Avec Ludovic Fasola, on découvre un métier très terrain : conseiller les entreprises, comprendre leurs besoins, proposer le bon support, le bon textile, le bon objet, la bonne technique.
Et vers la 7e minute, l’épisode prend une autre dimension avec l’intervention de Michel Abetel, fondateur de JOK’PUB. Il apporte le regard de l’entrepreneur qui a vu le métier évoluer : les shops en ligne, les plateformes étrangères, les fichiers créés plus vite avec l’IA, les nouvelles machines, les nouvelles habitudes d’achat.
Sa réponse tient en une phrase : “On va s’adapter.”
Ce que vous allez apprendre (même sans écouter l’épisode)
1. Un goodie sans idée finit souvent au fond d’un tiroir
Un stylo, un t-shirt, une gourde ou un verre gravé ne font pas automatiquement de la communication.
Ce n’est pas l’objet qui crée l’impact.
C’est son utilité, son contexte, son timing et le message qu’il porte.
Un bon goodie doit répondre à une vraie question :
Pourquoi cette personne aurait envie de le garder ?
S’il n’y a pas de réponse claire, l’objet risque de finir oublié, avec le logo tourné vers le bas.
2. Le service sur mesure fait encore la différence
Face aux plateformes en ligne, tout semble simple : choisir un produit, envoyer un logo, valider un panier, attendre la livraison.
Mais cette simplicité a une limite : elle ne remplace pas le conseil.
Chez JOK’PUB, Ludo résume bien l’approche : chaque client est un nouveau projet. L’enjeu n’est pas seulement d’imprimer un logo, mais de comprendre l’objectif derrière la demande.
Est-ce un cadeau client ?
Un textile pour une équipe ?
Un objet pour un événement ?
Un support pour renforcer une image ?
Un produit utile au quotidien ?
Le bon objet dépend de la bonne intention.
3. La proximité reste un vrai avantage business
JOK’PUB, c’est l’atelier local qui résiste au clic facile.
Pas en rejetant le digital.
Mais en misant sur ce qu’un panier en ligne ne remplace pas :
la discussion, la visite, la matière, les ateliers, les machines, les essais, les ajustements.
Dans l’épisode, Ludo insiste sur l’importance de venir voir les ateliers : broderie, sérigraphie, impression UV, production locale. Ce n’est pas juste une visite sympa. C’est une manière de comprendre ce qu’on achète, comment c’est fait, et pourquoi ça a de la valeur.
La proximité, ce n’est pas seulement être “près géographiquement”.
C’est être disponible, compréhensible, accessible, impliqué.
4. Le digital bouscule les métiers, mais ne les enterre pas
Michel Abetel le dit clairement : les shops en ligne ont changé la donne. Aujourd’hui, beaucoup de clients peuvent commander directement des objets publicitaires via des plateformes, parfois à l’étranger, avec peu de contraintes apparentes.
L’IA ajoute une couche de plus : les visuels se créent plus vite, les fichiers circulent plus facilement, et tout le monde peut produire quelque chose en quelques clics.
Mais la vraie question n’est pas :
“Est-ce que le digital va tout remplacer ?”
La vraie question est :
“Qu’est-ce que le digital ne remplace pas encore ?”
La réponse de cet épisode est claire :
l’écoute, l’expérience, le conseil, le savoir-faire, la relation.
5. S’adapter, ce n’est pas renier son métier
La phrase forte de Michel, c’est :
“On va s’adapter.”
Elle résume tout.
S’adapter, ce n’est pas courir après toutes les tendances.
Ce n’est pas copier les plateformes.
Ce n’est pas devenir une entreprise froide, automatique, interchangeable.
S’adapter, c’est garder ce qui fait sa force et moderniser ce qui doit l’être.
Chez JOK’PUB, cela passe par de nouvelles machines, de nouvelles techniques, une image qui évolue, et une envie de continuer à proposer des solutions utiles aux clients.
Ce que nous vous recommandons :
Avant de commander des goodies, posez-vous 5 questions
1. À qui s’adresse cet objet ?
Un client fidèle, un prospect, une équipe interne, un visiteur de salon ? Le même objet ne parle pas à tout le monde.
2. À quoi va-t-il servir ?
S’il n’est pas utile, visible ou mémorable, il risque de disparaître très vite.
3. Qu’est-ce qu’il raconte de votre entreprise ?
Un goodie peut dire “on a pensé à vous” ou “on a commandé ça à la va-vite”. La différence se voit.
4. Est-ce qu’il colle à votre image ?
Un objet bas de gamme pour une marque qui promet de la qualité, ça pique. Et pas dans le bon sens CITRIK.
5. Qui peut vous conseiller avant de produire ?
Le bon partenaire ne se contente pas d’imprimer. Il écoute, questionne, ajuste, propose.
Pourquoi lire (ou écouter) cet épisode ?
Parce qu’il commence comme une balade dans un showroom rempli d’objets improbables, avec une fondue qui pointe le bout du caquelon.
Et parce qu’en 11 minutes, il raconte quelque chose de plus grand :
comment une entreprise locale peut continuer à exister, à conseiller et à créer de la valeur dans un monde où tout semble commandable en ligne.
On y parle de goodies, oui.
Mais surtout d’écoute, de service sur mesure, de proximité, d’adaptation et de passion entrepreneuriale.
Un goodie sans idée, c’est un objet qui traîne.
Un goodie bien pensé, c’est une marque qui reste.
Et face au clic facile, l’atelier local a encore une carte à jouer :
celle de l’humain, du conseil et du vrai sur mesure.
